Aller au contenu

Le lanceur d'alerte

Pourquoi je ne me tais plus

« Je n'ai rien oublié. »

Le Dr David Bouillon debout devant un groupe de personnes âgées
Celles et ceux au nom de qui cette parole est portée.

Le basculement

De médecin à lanceur d'alerte

  1. 2017 à 2019 — Le constat

    Le basculement se fait devant des situations que je ne pouvais plus regarder sans agir : des patients laissés sans suivi, des personnes abandonnées à leur isolement. J'ai mis en place des soins palliatifs et une médecine de garde continue dans le Hainaut, pour qu'il y ait toujours quelqu'un au bout du fil. En 2018, mon élection comme conseiller communal donne à cette parole une portée publique.

  2. 2020 à 2022 — Soigner malgré tout

    Pendant la crise sanitaire, j'ai constaté que des règles empêchaient la prise en charge de patients âgés. J'ai choisi de continuer à aller vers eux et à les soigner malgré ces blocages : un médecin ne peut pas laisser seule une personne qu'il peut aider. Cette décision a eu un prix, et je l'assume.

  3. 2023 à aujourd'hui — Aller plus loin

    Je poursuis ce travail sur le terrain, auprès des familles et des aînés, et je porte désormais cette parole au-delà des frontières belges.

Cette parole dérange, et elle a un prix. Je continue, parce que ce qui me tient n'a jamais changé : les engagements que j'ai pris, les uns après les autres.

La méthode

Des faits, rien d'autre

Je n'alerte jamais sur une impression. Chaque situation que je porte repose sur des faits datés, documentés et vérifiables : des dates, des constats, des courriers, des démarches entreprises et des réponses reçues ou absentes.

Ce n'est pas un détail de forme. C'est ce qui fait qu'une alerte résiste à l'examen, quel que soit celui qui l'examine.

C'est aussi pour cela que ce site ne cite aucun nom, aucun établissement, aucune institution. Ce que je défends n'a pas besoin d'accusations. Il a besoin de preuves.

Mon serment

Quatre serments, un seul fil

  1. 1990

    Médecin, j'ai juré fidélité à la Vie, à la Dignité, à la Santé et au Serment d'Hippocrate.

  2. 2017

    Après le drame intime qui a frappé ma famille, j'ai étendu cet engagement à la défense des personnes les plus vulnérables.

  3. 2018

    Conseiller communal de Mons, j'ai juré fidélité au Roi, à la Constitution et aux Lois du peuple belge.

  4. 2025

    Médecin lanceur d'alerte, j'ai juré de mener ce combat jusqu'à mon dernier souffle.

En mémoire

En mémoire de ceux que j'ai connus, soignés et accompagnés, et de ceux que je n'ai pas pu sauver.

Mon combat n'est pas une théorie. Il porte des visages. Ceux que je n'ai pas pu sauver, et ceux que nous avons sortis d'affaire à temps. Ce sont eux qui dictent mon serment.

Le 4 octobre 2017, mon frère Dimitri a mis fin à ses jours. Il avait 49 ans.

C'est de là que tout est parti. Ce que j'ai compris ce jour-là, c'est qu'une personne peut s'éteindre lentement, sous les yeux de tous, sans que rien ne s'enclenche.

Depuis, je porte ce combat pour ceux que je n'ai pas pu aider, et pour ceux qu'il est encore temps d'aider.

Et à ma grand-mère Jeanne, qui m'a aimé, aidé, élevé et protégé.

Je n'ai rien oublié.

Si vous traversez une période difficile, le Centre de Prévention du Suicide est joignable gratuitement au 0800 32 123, 24h sur 24.

Ce que je défends
Besoin d'aide ?